Profil Joueur

Varn Ismar

Apparence

Description physique générale

Varn est un homme de trente-cinq ans. Son visage est marqué par de nombreuses cicatrices de combat, traces laissées par des affrontements répétés au fil des années. Elles donnent à ses traits un aspect dur et usé, révélant une vie passée à affronter la violence de front.

Ses cheveux poivre et sel sont coupés court, en dégradé militaire, pratiques et sans fioritures. Une barbe complète, bien taillée, encadre son visage. Son corps est robuste et musclé, façonné par l’entraînement et les combats plutôt que par la recherche de l’apparence. Il mesure environ un mètre quatre-vingt-deux, une stature solide qui reflète autant sa force physique que sa présence imposante.

Personnalité

Caractère

Varn a une personnalité marquée par des principes clairs et assumés. Brave et profondément honorable, il juge les autres non pas sur leur apparence ou leurs paroles, mais uniquement sur leurs actions. Le courage, la droiture et la capacité à assumer ses choix sont pour lui des valeurs essentielles, bien plus parlantes que n’importe quelle réputation.

Il est loyal, mais jamais naïf. Lorsqu’on trahit sa confiance, il sait répondre et se venger si nécessaire, parfois avec une hargne froide. Sa loyauté peut être accordée relativement vite, tant qu’il croit en la cause ou en la personne qu’il sert, mais il n’hésite pas à la retirer si la raison de cet engagement disparaît ou se révèle fausse.

Varn est également un homme fier. Il supporte mal l’échec et déteste paraître faible, que ce soit aux yeux des autres ou aux siens. Cette fierté l’incite à se relever après chaque chute, à encaisser sans se plaindre, et à avancer sans jamais renier ce qu’il estime juste.

Histoire

Origine

Varn est né au sein d’une petite famille noble du Brevoy, non loin de la cité de Silverhall. La maison Ismar, dont il porte le nom et dont la famille règne sur une baronnie modeste, dispose de ressources suffisantes pour assurer son rang et son influence, sans jamais prétendre à un véritable éclat. Une noblesse discrète, respectée localement, mais éloignée des grandes lignées qui façonnent le destin du pays.

Son enfance fut encadrée avec rigueur. Sa mère, exigeante mais profondément aimante, lui inculqua très tôt l’étiquette, le sens du devoir et la retenue attendue d’un noble. Elle lui enseigna que le rang ne valait rien sans conduite irréprochable. Son père, ancien officier, prit en charge sa formation martiale. Il lui apprit l’art de l’épée avec une discipline stricte, insistant autant sur la maîtrise de soi que sur la force du bras. Pour lui, un homme incapable de se contrôler ne méritait pas de porter une lame.

À seize ans, Varn reçut l’honneur de rejoindre les hommes du comte dont sa famille était vassale. Il s’y engagea avec fierté et reconnaissance, conscient de la confiance placée en lui. Il servit sans jamais remettre en question les ordres reçus. Sa rigueur, son courage et son sens du commandement lui permirent de gravir les échelons jusqu’au rang de capitaine. Il réprima des rébellions, parfois dans le sang, convaincu d’agir pour la stabilité et l’ordre. Sa loyauté était alors totale.

À vingt-sept ans, âge tardif pour un noble de son rang, il fut marié à une jeune femme issue d’une famille au statut légèrement supérieur à la sienne. Elle se nomme Alizé. Sa beauté est naturelle, sans ostentation, mais surtout portée par une prestance affirmée. C’est une femme forte, sûre d’elle, dont la tenue et le maintien imposent le respect avant même qu’elle ne prenne la parole. Elle parle peu, mais toujours à propos, choisissant ses mots avec soin et pesant chaque échange avec une intelligence aiguë. Habile dans le jeu de l’éloquence, elle affirme sa position sans jamais hausser le ton, incarnant pleinement ce qu’est une noble dame, droite, ferme et respectueuse des codes sans en être prisonnière. Ce qui devait être une union politique se transforma peu à peu en un lien fondé sur le respect mutuel, puis en de véritables sentiments, solides et sincères.

Mais les années de loyauté prirent fin brutalement. Varn avait vingt-neuf ans lorsqu’une nouvelle révolte éclata contre la tyrannie supposée du comte. Chargé de la réprimer, il tenta de tempérer la réponse et déconseilla un massacre, plaidant pour une répression mesurée. Le comte refusa. Il lui ordonna d’exécuter tous les rebelles et de raser les villages impliqués.

Le sang coula. Et ce bain de violence remonta jusqu’au suzerain du comte à un moment où celui-ci avait besoin de l’appui de son peuple. Pour se protéger, le comte se défaussa sans hésiter. Il accusa Varn d’avoir agi sans ordre, faisant de lui le seul responsable des atrocités commises.

La trahison fut totale.

Traqué, déchu, Varn parvint à s’enfuir. La honte s’abattit sur la maison Ismar. Il apprit plus tard que sa famille avait refusé de le renier et de le bannir, un choix qui leur coûta leur domaine et leur titre. Il réussit à quitter la région avec Alizé, mais, durant leur fuite, elle fut touchée par une flèche à l’épaule. La blessure ne fut pas mortelle, mais elle marqua durablement leur errance.

Pendant des mois, ils sillonnèrent les routes sans objectif ni but réel. Varn avançait avec la colère et l’humiliation ancrées en lui, malgré le soutien constant de son épouse. Au fil de leur errance, ils croisèrent des bandits issus du peuple, d’anciens paysans poussés au brigandage par la faim et la misère. Leur allure était pathétique, leur regard hésitant mais durci par la nécessité. Varn les vainquit sans difficulté. Au moment où il s’apprêtait à les exécuter, Alizé l’arrêta. Elle lui parla de ces hommes comme d’une force brisée plutôt que d’ennemis, et lui suggéra de leur offrir un cadre et une discipline au lieu de la mort.

Il l’écouta.

Ainsi naquit une petite compagnie de mercenaires, forte d’une quinzaine de membres. Varn leur inculqua discipline, organisation et un sens minimal de l’honneur. Leur réputation ne fut jamais éclatante, mais suffisamment solide pour obtenir des contrats. Ils escortaient des convois, protégeaient des villages, servaient de renforts dans des conflits locaux. Une vie rude, instable, mais qui redonna à Varn une direction.

Un an plus tard, l’occasion de la vengeance se présenta. Un comte engagea sa compagnie dans une guerre contre un rival. Lorsque Varn découvrit l’identité de l’ennemi de son commanditaire, la rage le saisit. Il s’agissait de son ancien seigneur. Affaibli, abandonné par ses sujets, devenu un fardeau politique, ce dernier était désormais sacrifié par son propre suzerain pour préserver son image auprès de la noblesse.

La campagne fut marquée par plusieurs affrontements violents. La compagnie de Varn se distingua par son efficacité, tenant des positions clés et brisant les lignes ennemies au prix de pertes notables. Lors du siège final, le donjon tomba. Varn retrouva son ancien seigneur à genoux, suppliant, cherchant à se justifier par des paroles creuses. Il ne répondit pas. Il l’exécuta, mettant un terme définitif à ce chapitre de sa vie.

En récompense, il négocia la réhabilitation de sa famille. Le nom des Ismar fut lavé, leur titre restauré et leur domaine rendu, désormais vassal du nouveau souverain. Une victoire nécessaire, mais amère.

Après cela, Varn poursuivit sa vie de mercenaire. Sa compagnie évoluait sans cesse, certains partant une fois leur but atteint, d’autres tombant au combat, remplacés par de nouvelles recrues. Ce n’était pas une vie confortable, mais elle lui convenait.

À trente ans, lors d’un passage à Restov, il fit la rencontre d’une jeune fille de dix-sept ans nommée Alinor. Réservée mais dotée d’un regard assuré, elle attira immédiatement son attention. Il lui proposa de rejoindre le groupe et entreprit de perfectionner son escrime, corrigeant les défauts d’un apprentissage forgé par la rue tout en conservant ce qui faisait sa force. Ils s’entendirent rapidement. Il accepta également de former son amie, une ancienne esclave libérée lors d’un contrat, malgré le fait que cette libération allait à l’encontre des ordres initiaux. Il assuma pleinement cette décision.

Deux ans plus tard, la compagnie se dissout, chacun suivant sa propre voie. Varn connut alors une période plus calme. C’est durant cette accalmie que naquit son premier enfant, Mathias, fruit de son union avec Alizé.

Mais l’appel de l’action ne l’avait jamais quitté.

Lorsqu’il fit la rencontre de Ravel, il y vit une opportunité. Une nouvelle appartenance, peut-être un nouveau groupe à qui accorder sa confiance, et un possible tremplin vers un avenir encore à écrire.

Ravelien

Au sein de Ravel, Varn n’a encore que peu de véritables attaches. Son intégration reste récente.

Il a été profondément secoué par la mort de Nyrelle. Ils commençaient à sympathiser, à échanger au-delà du strict cadre des missions, et sa disparition soudaine l’a marqué bien plus qu’il ne l’aurait cru. Cet événement a ravivé en lui le souvenir de pertes anciennes et lui a rappelé à quel point les relations au sein de la guilde peuvent être aussi intenses qu’éphémères.

Il apprécie Édouard, sans pour autant le considérer comme un ami proche. Il reconnaît en lui quelqu’un de fiable, avec qui il est agréable de partager un moment ou une mission, même si leur relation reste mesurée et sans grande intimité.

Concernant Nyx, une femme beatskin chauve-souris, Varn n’a encore jamais eu l’occasion de partir en mission à ses côtés. Pourtant, il éprouve pour elle une forme de respect sincère. Il apprécie la force qu’elle dégage et le courage qu’elle semble porter, notamment au regard de son handicap de cécité. À ses yeux, cela témoigne d’une détermination rare, suffisante pour mériter considération, même sans avoir combattu ensemble.

Enfin, Varn a appris, sans encore l’avoir rencontré, que le frère d’Alinor, Alnir, faisait lui aussi partie de la guilde. Cette information n’a pas manqué d’éveiller sa curiosité. Il sait déjà que cette rencontre, lorsqu’elle aura lieu, ne sera pas anodine.

Card image
Race
Human
Genre
homme
Lieu de Naissance
Silverhall
Taille
182
Poids
75
Peau
blanche
Cheveux
Noir
Yeux
Noir
Organisation
Aucune